jeudi 15 novembre 2018

LUI, LOUIS, LUISANT DE LUMIERE


Lui... Il s'appelle Louis. Et il est mon oncle. Mon parrain. Ma colonne vertébrale et ma pierre angulaire. On ne choisit pas sa famille certes mais la famille souvent nous choisit.

Oui, il est vrai que je fais partie des chanceux. Ceux dont la famille est unie, solidaire, affectueuse et aimante. Ceux qui grandissent dans une éducation stricte. Une que tous les adolescents rejettent et pourtant, une fois l'adolescence passée, l'amour reste.

Chacun de nous grandit à sa manière. Nous développons une nouvelle indépendance, nous nourrissons nos personnalités individuelles, loin du schéma collectif ou national. Nous cherchons à nous définir en tant qu'individu dans la société mais aussi au le sein de la famille.
Nous nous formons en tant qu'adultes avec tout ce que ça comporte de crises, de conflits, de rapprochements, de pleurs, de rires, d'expériences, de doutes, de positif et de négatif.

Les jours passent. Le temps change. Un jour la vie est pleine de soleil et un jour on se noie dans des tempêtes diluviennes. Il y a certaines personnes qui résistent et subsistent dans les deux cas. Tempête ou soleil, ils se tiennent droits, fiers, généreux et remplis de joie. Mon oncle Louis est de ces personnes là... Droit, fort, passionnel, éthique et rigoureux.


J'ai eu la chance de passer beaucoup plus de temps avec lui dernièrement et de le redécouvrir. Son humour, son affection, son dévouement qui dépasse le seul cadre de sa petite famille et qui s'étend à la grande famille. Aux amis. aux valeurs.

On peut tout avoir dans cette vie mais on n'a rien si l'on ne possède pas des valeurs et des idéaux auxquels aspirer, à travers lesquels travailler et créer n'importe quel projet auquel on croit.
Et c'est difficile. Rien n'est plus difficile que de respecter les valeurs que l'on veut pour nous-mêmes. Elles peuvent plaire aux autre ou leur déplaire. elles peuvent mettre des batons dans les roues, ralentir ou améliorer un destin. Qu'importe, avec le temps, il ne reste que nous, face à nous-mêmes.

Lui s'appelle Louis. Il est mon oncle et mon parrain. Il est surtout un homme complexe, intense, entier et de lui on en apprend tout les jours. Ce n'est pas son anniversaire et il n'y a pas une occasion particulière qui justifie ou pas cet article. Il y a juste une femme reconnaissante, une petite fille qui vient de loin rappeler a cette femme que la vie malgré tout peut être très très belle et qu'elle a beaucoup de chance d'avoir la famille qu'elle a.












samedi 10 novembre 2018

SOME ENCHANTED LOVE


Ah! mais non je ne vais pas vous donner des détails croustillants sur une soirée amoureuse ou quelque chose du genre. Plutôt, un ressenti plein d'amour sur une soirée de récital proposée par le Baryton Fady Jeanbart et la soprane Lara Jokhadar. La soirée enchantée eut lieu le 30 octobre 2018 a l'AUB assembly Hall.

Dans le beau décor de l'assembly hall et devant le majestueux orgue deux talents de la scène libanaise maitrisent l'espace et donnent de la voix devant un parterre de spectateurs charmés.





Tout le monde sait que Fady Jeanbart est mon grand ami. Parler de ui et de son talent peut paraitre faussé et subjectif. Pourtant, en toute conscience je le fais puisque je suis convaincue de tout le talent qu'il possède. Fady aime la scène et la scène le lui rend bien. Il y a quelque chose d'organique entre lui et cette scène, lui et ses spectateurs. Fady chante parce que c'est ce qu'il sait faire. Ce qui le passionne. Il s'en fout des apparats et des étalages de l'égo. Lorsque le public l'encense ca lui fait plaisir,. il plane sur un petit nuage pendant des jours et travaille très fort pour ne ps le décevoir au prochain récital. Si le public est critique, alors il travaille deux fois plus dur pour s'améliorer à chaque fois.

Fady chante comme il vit: avec intensité, avec discipline, avec travail acharné et passion inébranlable. Il chante comme il enseigne. Avec son coeur et ses connaissances. 

Quant à Lara, je l'ai découverte ce soir là et la force de sa présence m'a estomaquée. Elle est belle, légère, interactive. Elle épouse les rôles et chante à merveille même si je préfère ses envolées lyriques à ses gammes plus basses, reste qu'elle chante telle une marée, elle ne finit pas, elle part et elle revient.

Le point fort de ce récital mis à part les talents individuels des chanteurs est leur complicité. En effet, ensemble, ils aspirent le spectateur et investissent l'espace/voix/temps. On dirait qu'ils sont nés pour chanter ensemble. 

Lorsque le récital fut terminé sous les applaudissements du public, je ne suis sentie très frustrée quand même.... Un récital c'est bien. Il en faut. Mais quand donc, allons nous pouvoir assister à de vrais opéras complets?

Nous avons les talents, nous avons l'ambition, nous avons le projet et le rêve. Il nous manque une vraie salle. Tiens pourquoi l'Etat ne tranche-t-il pas une fois pour toute pour reconvertir le Grand Théâtre en ce qu'il a été avant la guerre?
La seule réelle salle de spectacle, de concert et d'opéra du Liban. Quelle beau rêve qu'un Opéra de Beyrouth en plein Beyrouth dans un lieu iconique et historique!!!!!
Nous manque aussi le mécénat pour pouvoir produire ces opéras non pas parce que machin est copain de machine et sort avec la fille de truc ou doit quelque chose au papa de bidule. Non, juste parce que le Liban le vaut bien. Ses chanteurs d'opéra aussi!